
J’ai rêvé une porte..
Cette idée d’aborder l’architecture est une réminiscence de mes étés à travailler avec mon père tailleur de pierre sur les chantiers de restauration dans le Périgord noir.
Cette transmission de l’amour des pierres et de l’architecture, n’a pas empêché ma déviation vers la terre.
La taille directe est soustractive et sans repentir. Le travail de la terre et du modelage s’apparente plus à une sédimentation de gestes, plus organique, davantage tourné vers mon obsession de l’hybridation et de l’étrange.
Il y a mon père et puis il y a Ferdinand Cheval dans cette porte, et son élan vital, son palais idéal grouillant de signes et de symboles.
Il y a Angkor Vat et cette fusion de l’architecture et du végétale, co-création baroque et sacrée.
Et il y a aussi les torii japonais, ces étranges portes qui n’ouvrent sur rien, si ce n’est que lorsqu’on les traverse nous ne sommes plus tout à fait dans le même monde, ni tout à fait les mêmes. À la fois transformé, et transporté dans un monde qui vibre de présences quand on le croyait mort et déserté.
Est donc née cette porte de toutes ces influences, une porte ouverte, à traverser.
Elle est visible entre de multiples belles œuvres d’autres artistes au Centre de céramique de Giroussens jusqu’au 27 septembre pour l’exposition « l’odyssée de l’imaginaire » aux côtés de Sébastien BARRÈRE, Rafael CHACON, Sarah CLOTUCHE, Arnauld LE CALVÉ et Nicolas ROUSSEAU
La traversée (2026)
Grès émaillé, feuille de cuivre patinée.
290×120
Centre de céramique contemporaine de Giroussens
7 place Lucie Bouniol
81500 Giroussens
J’ai la joie de vous convier au vernissage de « 88 idoles à Fushigi Shima » qui sera ma prochaine exposition avec Michèle Hayem et une première collaboration avec la 

De la série Insiders, Grès et engobe, 2010. Photo Keramis





Exposition du 8 septembre au 1er octobre 2023